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En ces périodes de débauche de consommation et de « grands froids », le marronnier idéal des médias français, c’est les « Sans Domicile Fixe ».

Cette année, grâce aux « Enfants de Don Quichotte » on a même eu l’occasion de voir sortir du bois notre inestimable sous-ministre de la cohésion sociale, Catherine Vautrin (que le Nouvel Obs a rebaptisée Christine, tout à la joie de publier son nom pour la première fois).

La sous-ministre de Borloo considère que l’installation d’une centaine de tentes (Quechua, au cas où ça vous aurait échappé, même si je ne vois pas bien comment) sur les bords du canal Saint-Martin (Paris Xe) relève de la « poudre aux yeux » et ajoute qu’elle « condamne ces initiatives qui pourraient paraître généreuses » mais qui n’apportent rien à « la résolution du problème de l’exclusion ».

Puis, elle profite de son passage dans l’émission « En aparté » (Canal +) pour sous-entendre que les associations en question profitent du contexte de pré-campagne présidentielle pour se payer un « moulin à vent » de droite.

De plus, il est (toujours d’après elle) trop facile de faire venir la presse et de faire du bruit un jour d’hiver alors qu’elle-même travaille sur le terrain tout au long de l’année. Elle raconte alors ses entretiens avec un ou deux « SDF » (probablement représentatifs car elle n’hésite pas à généraliser) afin de montrer qu’on ne la lui fait pas, à elle.

Une fois bien chauffée, notre sous-ministre diesel se lâche enfin, et ajoute : « Il est faux de dire que le gouvernement laisse crever des gens dans la rue« .

Bravo ! Il était temps que ce soit dit !

Les SDF qui meurent de froid en hiver sont des kamikazes trotskistes qui ne pensent qu’à emmerder la doite.

Quant aux « Enfants de Don Quechua » ils sont télécommandés par Ségolène, dangereuse gauchiste révolutionnaire rêvant de grand soir en 2007.

On la connaissait pas bien, Vautrin, mais finalement elle est tellement attachante, avec son discours simple et compréhensible, qu’on s’imagine déjà les larmes aux yeux lorsqu’elle laissera son (sous-)ministère orphelin en juin prochain.

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Quand le président de la République a causé dans le poste, il y a plusieurs façons de se faire son opinion sur ce qu’il a dit.

La première solution c’est de regarder l’intervention en direct et tenter de ne pas s’endormir car l’exercice est, en général, assez ennuyeux.

On peut également lire la presse (ou regarder les infos télévisées) pour voir ce que les journalistes (qui n’ont pas le droit de dormir pendant l’interview) ont retenu.

Et, enfin, on peut écouter les réactions des autres politiques, notamment ceux qui n’ont aucune chance de devenir président et qui se sentent, à ce titre, libres de dire ce qu’ils veulent.

Le Pen essayant visiblement de se faire oublier ces temps-ci, c’est la réaction de Villiers qui a été la plus prompte et elle sonne juste. Il parle d’un « nouveau 14 juillet du commentaire et de l’impuissance. Les Français n’attendaient rien de l’allocution du Président. Ils n’ont pas été déçus. »

Moi j’ai quand même retenu que Chirac nous a joué au grand homme, comme on était beaucoup à s’y attendre, en rappelant son attitude en 2002 sur l’Irak et en commentant la (toujours bien commode) situation au Proche Orient.

[Au fait, ça sert à quoi que Chirac nous dise ce qu’il pense de la situation au Proche Orient ?]

Je me suis marré en voyant Poivre d’Arvor lancer une question sur l’aministie de Drut et se faire quasiment interrompre par Pujadas qui voulait absolument dire la phrase « Est-ce que ce n’est pas le fait du Prince ? » avant que Chirac ne réponde histoire de se vanter ensuite auprès de ses potes d’avoir osé (alors que la question de PPDA suffisait largement).

En revanche je me suis beaucoup moins marré quand j’ai entendu Chirac dire « je n’ai pas de réponse » au sujet des expulsions d’étrangers entamées par Sarkozy.

Je trouve ça un peu facile de refiler le bébé à Sarko – qui n’est pas encore président, faut-il le rappeler – et de se laver les mains en admettant son incompétence. Ca m’a rappelé le culot qu’il avait eu de dire « je ne vous comprend pas » aux jeunes qu’il avait lui même invité dans un raoût télévisuel démagogique et raté pendant la campagne référendaire de 2005.

Ca commençait doucement à sentir le prix Gavroche, surtout qu’il a dit que ses rapports personnels avec Sarkozy étaient bons (et Clearstream c’était juste une idée de Villepin alors ?) mais comme tout le monde sait – lui compris – que Chirac ne se représentera pas, ça ne compte pas.

En tout cas, avec le salaire qu’on lui refile, je le trouve gonflé de pleurer sur tout ce qu’il ne comprend pas ou ne sait pas faire et je préferais, à tout prendre, qu’il parle pour ne rien dire, plutôt que de continuer à parler pour ne rien faire.

P.S. Tiens, au fait, il n’y a pas eu de question sur le « coup de boule » de Zidane.

Il y a quelque temps, je disais, ici, que je pensais que Le Pen était un nostalgique de la France coloniale et, depuis, j’observe avec intérêt qu’il n’est pas le seul.

D’abord on a eu Wade, le président du Sénégal, qui s’est permis de critiquer la politique d’immigration française au nom de « ses » cerveaux, que Sarkozy avait très joliment mouché.

Puis on a eu Bouteflika, le président algérien qui a essayé de dompter ses électeurs, un peu en colère contre lui, en disant que les problèmes algériens étaient « la faute à la France » (comme chez nous on dit « c’est la faute à l’Europe ») avant de se précipiter dans un hôpital français dès qu’il a un petit pépin de santé (à nos frais, hein).

Ces jours-ci il a fait encore mieux.

Enfin remis sur pattes par nos impôts, il revient dans son pays et, en plein milieu d’une discussion sur un traité d’amitié entre les deux pays, se met à hurler que la colonisation française en Algérie a été « l’une des formes de colonisation les plus barbares de l’Histoire ! ».

Voilà une déclaration d’amitié qui fait chaud au coeur !

En aucun cas je ne me permettrai de dire s’il a tort ou raison sur ce point, mais ce que je me permettrai tout à fait de dire c’est que Bouteflika se fout un peu du monde (des français comme des algériens) et qu’il considère que son pays est indépendant uniquement quand ça l’arrange.

Que Vergès fasse ça à la Réunion déjà ça m’agace un peu (tout ce que je fais c’est bien, tout ce qui est mauvais c’est la faute de la métropole) mais l’île est française et personne ne cherche à le contester (à part les analphabètes de Nassion Réunioné qui font 0,70% aux élections). En Algérie et au Sénégal on n’en est plus là.

Depuis l’an dernier (et probablement même depuis 2001, date du rapport Taubira sur la colonisation et l’esclavage) le débat sur l’époque coloniale française et ses conséquences est bien engagé en France et un des rares avantages de Chirac c’est que sur ce point il a gardé une attitude pragmatique et a laissé avancer (et parfois même encouragée – exception faite du fameux « rôle positif de la colonisation ») la prise de conscience.

J’espère que les Bouteflika, Wade et compagnie braqueront un peu les électeurs français et que ceux-ci se décideront enfin à regarder les responsabilités historiques de la France sans aucune complaisance supposément patriotique.

Parce que la campagne de la présidentielle 2007 pourrait permettre un grand débat de fond sur la question, et qu’il me semble qu’on ne pourra pas régler le problème de l’intégration « à la française » sans en passer par là.

Et même si je ne suis pas d’accord avec les idées de Sarkozy en la matière (je trouve que le communautarisme est une ineptie) je me réjouis qu’il aborde le sujet de façon nouvelle, alors qu’il va jouer un rôle principale dans la pièce de théâtre qui nous attend bientôt.

Quant à Royal et Jospin, il semble que, dans ce domaine, ils aient encore du mal à se souvenir de leur texte.

[…] Au "choix de la responsabilité" illustré, selon lui, par la baisse annoncée de la dépense publique en 2007, M. Copé a ensuite opposé celui "la démagogie" d'une gauche "qui n'a pas changé d'époque". Revenant sur le coût du projet socialiste ("115 milliards d'euros en 2012, soit 7 points de PIB"), M. Copé en a avancé un chiffrage plus détaillé : le dispositif EVA d'entrée dans la vie active qu'il a assimilé à un "RMI jeunes" : "15 milliards d'euros" ; l'abrogation de la loi Fillon sur les retraites : "12 milliards" dès 2012 ; la renationalisation à 100 % d'EDF : "10 milliards" ; la carte vitale professionnelle : "10 milliards" ; la réactivation des emplois jeunes : "5 milliards" ; le bouclier logement : "4 milliards". "Ces mesures, a-t-il ajouté, ne pourraient être financées que de deux manières : soit augmenter massivement les prélèvements obligatoires (…), soit accepter de tripler le déficit public. Dans l'un et l'autre cas, les premières victimes de cette politique seraient les classes moyennes." LE MONDE 24.06.06

Vu qu'on imagine assez bien que ces chiffres ne lui ont pas été donnés par le PS, Copé (ministre délégué au Budget et à la Réforme de l'Etat) est donc allé voir les fonctionnaires de son ministère et leur a demandé de lui donner des cartouches pour jouer aux cow-boys et aux indiens avec la gauche.

Pendant que la presse hurle au scandale politique dans l'affaire Clearstream parce que Villepin avait, notamment, utilisé des fonctionnaires pour essayer d'entuber Sarkozy, le petit père Copé, tout en pleurant sur le fait qu'il y a trop de fonctionnaires et que ça coûte trop cher, utilise nos impôts et le temps de ses agents pour régler ses comptes avec le PS.

C'est sans doute parce que Copé est tellement rapide et efficace à faire son travail (l'inutile budget 2007, par exemple, qui ne sera appliqué par personne puisqu'on changera de président et de députés en plein milieu de l'année) qu'il est obligé de s'occuper le reste du temps en aidant les autres partis politiques à chiffrer leurs promesses…

Moi si j'étais Villepin (Dieu m'en préserve !) je confierais un second ministère à Copé, histoire d'utiliser son formidable potentiel et d'économiser une paye de ministre.

"Ce sera eux ou nous. S'ils gagnent, on est morts. Moi je suis catholique, Français et fier de l'être, et je n'ai pas l'intention de vivre comme un dhimmi (un non-musulman bénéficiant d'un statut particulier dans les pays musulmans, ndlr) dans mon propre pays. Nous sommes différents d'eux et ces gens ne représentent pas la France".

Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil, devrait venir dire ça ici, un samedi après-midi, en plein milieu du magasin Ravate.

Ce serait courageux, à défaut d'être sensé.

Chirac le chante sur tous les tons depuis quelques jours, en amnistiant Guy Drut, il n'a fait que "respecter la loi" (ce qui, soit dit en passant, est une révolution).

En l'occurrence il s'agit de la loi votée en 2002 qui permet d'amnistier des sportifs ayant rendu un service à la France en la faisant briller à l'étranger (je schématise un brin) proposée par… Chirac.

Mais pourquoi Chirac a-t-il voulu faire passer cette loi en 2002, au fait ?

A l'époque il s'agissait surtout de sortir David Douillet (le judoka chiracophile) d'une panade liée à une banqueroute frauduleuse pour laquelle il a finalement bénéficié d'un non-lieu.

Mais il s'agissait aussi de préparer une porte de sortie pour Guy Drut qui allait être jugé pour "recel d'abus de biens sociaux" pour avoir bénéficié d'un emploi fictif.

Il est amusant de préciser qu'à l'époque où l'ex-sportif bénéficiait dudit emploi fictif, il déclarait 13 à 14 millions d'euros par an aux impôts. Il avait donc bien besoin d'un petit pécule supplémentaire.

Mais il y a encore plus drôle.

Chirac a officiellement amnistié son ancien ministre pour que celui-ci puisse continuer à représenter la France au Comité International Olympique. Et vu le bruit que fait cette affaire, le comité d'éthique du CIO n'a pas trop envie de réintégrer le petit père Drut.

Moi je prends le pari que le jour où le CIO annoncera officiellement que Guy Drut ne peut pas être réintégré, Chirac viendra à TF1 pour dire que c'est sur sa demande et que c'était pour "rassurer les français après leur incompréhension au sujet de cette amnistie pourtant fort justifiée".

La verité, tout le monde s'en fout.

Chirac a décidé de grâcier Guy Drut qui avait été condamné dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France "afin que celui-ci puisse continuer à représenter la France au Comité International Olympique".

On récapitule. Chirac-président amnistie son ancien ministre dans une affaire de corruption qui fait partie des casseroles de Chirac-Maire-de-Paris.

La gauche hurle au scandale, c'est bien le moins, Le Pen prendra sûrement son air outré tout en se frottant les mains hors-caméras.

On savait déjà que Chirac ne pouvait pas être puni pour ses "petits arrangements" mafieux tant qu'il est président. On découvre qu'il peut aussi "blanchir" ses anciens petits camarades de magouilles. C'est merveilleux !

Au point où on en est, je trouve que Chirac devrait s'amnistier lui-même, tiens.

En marge de l'affaire Clearstream (dont vous trouverez un excellent résumé ici), Boutin a décidé de se faire remarquer en demandant, en plus de la démission de Villepin, la dissolution de l'Assemblée Nationale.

Le moins qu'on puisse dire c'est que cette demande est stupide.

La démission de Villepin, c'est une chose (il aurait même dû démissionner après l'épisode du CPE), la démission de Chirac en est déjà une autre mais renvoyer les députés UMP, dont elle fait partie, se faire battre dans leurs circonscriptions à un an de la présidentielle, ça confine au délire.

Et puis ça changerait quoi ? Villepin n'est pas un élu, aucun député n'a été condamné dans cette affaire, les seuls ayant été cités ont été blanchis depuis longtemps. Aucun parti n'en tirerait le moindre bénéfice et la situation ne serait pas clarifiée pour autant.

Moi je trouve qu'elle devrait aller à l'Assemblée pour faire jurer Villepin, sur la bible, qu'il est totalement innocent. Ca règlerait tout.
Et puis cracher sur la séparation entre l'Eglise et l'Etat, elle l'a déjà fait une fois, non ?

Le Pen, qui aurait fait un brillant journaliste politique, vient de nous rappeler que les dernières crises graves que la France ait connues ont toutes été le fait de Chirac.

A mon avis, c'est surtout l'attitude du président après ces crises qu'il faudrait dénoncer.

Après les grèves de 1995 contre le plan Juppé, il a conservé un premier ministre que les français ne voulaient plus voir et qui avait du reculer. Il ne pouvait donc plus gouverner.

Après la dissolution stupide de 1997, Chirac a oublié de démissionner et a accepté une cohabition de 5 ans, ce qui non seulement est un record de longévité mais aussi un record de connerie. Nos institutions ne sont pas faites pour ça.

Après le traumatique second tour de la présidentielle de 2002, Chirac a complètement oublié que dans les 82% de français qui ont voté pour lui, il n'y avait pas que des sympathisants UMP. Nommer Raffarin et un gouvernement pseudo-libéral et, en tout cas, de "droite dure" était donc particulièrement deplacé.

Après le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, Chirac, qui avait demandé aux français de voter "oui" s'est pris un "non" tonitruant dans les gencives et a oublié, une fois de plus, de démissionner. Ce qu'avait fait De Gaulle en son temps dans des circonstances comparables.

Enfin, on peut dire qu'il est passé à côté de son rôle quand il a pris la parole trop tard (et pour ne rien dire) après les émeutes de 2005 ou qu'il a "promulgué sans appliquer" le CPE en 2006.

Tout ça pour dire que la crise des instutions n'est pas "la faute à pas de chance" et que quand le président n'est pas capable de tenir son poste, n'a aucun sens de l'histoire ni aucun respect des institutions ou des lois, le résultat, après 11 ans de mandats, ne sent pas la rose.

Suite à l'intervention surréaliste du chef de l'Etat, suivie par 20 millions de téléspectateurs (un record !) vendredi dernier, le cirque continue à l'UMP.

Dominique de Villepin se vante dans les médias de "ne pas avoir été désavoué", ce qui est déjà idiot, mais ajoute en plus qu'il a, lui-même toujours été réservé sur la période d'essai de deux ans ou l'absence de motif de licenciement du C.P.E.

Autrement dit la crise sociale l'a aidé à modifier le texte comme il l'aurait souhaité de toutes façons.

Voilà qui me laisse sans voix. Il me semble que même Chirac n'aurait pas osé la faire, celle là.

Et c'est donc aux parlementaires UMP, sous la houlette de Sarkozy, que Chirac a demandé de revoir le C.P.E.

Ca n'a rien d'un désaveu (on est priés de le croire) mais c'est tout de même une façon à peine polie de dire à Galouzeau qu'on se passera de ses services, non ?

Même le président de l'UDF, l'inénarrable Bayrou, ironise sur cette "délégation de pouvoir" du chef de l'Etat au président de l'UMP. C'est vrai que c'est croustillant, mais en plus c'est une jolie façon de refiler la patate chaude à un Sarko qui n'en demandait pas tant et qui a toutes les chances de braquer l'opinion à son tour.
(D'ailleurs "le nain" – comme dirait Chirac – risque d'avoir rapidemment d'autres chats à fouetter, grâce à son projet de loi sur l'immigration qu'on peut résumer en une phrase : "La France on t'y accueille si on a besoin de toi" et qui à déjà mis en colère un paquet d'associations)

Au final, on se retrouve avec une "loi sur l'égalité des chances" amputée de son article 4 sur "le rôle positif de la colonistation" (on avait failli l'oublier celle là, hein ?) et de son article 8 relatif au "contrat première embauche".

C'est donc un formidable succès pour la majorité (on n'est même pas priés de le croire, là) qui introduit quelques nouveautés un peu originales dans le droit français.

Pour commencer, réforme de l'apprentissage, qui abaisse de facto la limite d'âge pour la scolarité obligatoire de 16 à 14 ans.

Ensuite généralisation des contrats précaires pour les jeunes par un artifice particulièrement vicieux. Si un patron n'utilise pas de jeunes en contrat de qualification, d'apprentissage et autres sous-contrats dits "professionnalisants", une partie de ses taxes sera augmentée très sensiblement.

Ca a l'air bien comme ça, mais ça veut dire que désormais le patron aura tout intérêt à embaucher des jeunes hors CDI sinon il va douiller. Voilà qui va faire plaisir à la "génération Chirac" qui est déjà dans la rue… (enfin dès qu'elle s'en apercevra car pour le moment c'est silence radio)
Puis, rétablissement d'une sorte de service civil pour les jeunes de 16 à 25, histoire d'apprendre la vie à tous ces sauvageons néo-soixante-huitards.

Et, enfin, une mesure beaucoup plus intéressante sur la visibilité des "minorités" (???) raciales à la télévision. Ce qui est pas mal sur le fond (encore que ce soit triste d'en arriver là, mais passons) et particulièrement sympa sur la forme puisque grâce à ça, cet été, c'est le joli Harry Roselmack qui va lire le prompteur de TF1 à la place de PPDA.

Tout ça est bien orchestré, fait de l'audimat et permet à la jeunesse de faire ses armes de militantisme et de solidarité, mais il ne faudrait surtout pas oublier que les vraies raisons de ce cirque sont politiciennes, relatives à l'année électorale qui arrive et n'ayant rien à voir avec le bien commun.

Pour ceux qui croiraient encore le contraire, je les invite à regarder une seconde fois l'intervention de "Jacques Chirac, président de la République" (décidemment je ne m'y fais pas !).