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Il y a quelques semaines, une amie m’a transmis une version très originale du « I will survive » de Gloria Gaynor qui m’a tellement fait rire que j’ai eu envie de la traduire et de l’adapter légèrement… en version moins hétérosexuelle.

Je ne résiste pas à l’envie de vous la faire partager, à quelques jours des premières marches LGBT de 2007.

Au début j’avais peur, j’étais terrorisé
Tu m’avais tellement vanté ta virilité
Pendant des années j’ai rêvé d’un homme si puissamment membré
Que j’me suis qu’il était temps pour moi de mordre l’oreiller
Et puis ça y est, j’le voit en vrai
Et mon beau rêve d’anaconda s’est tout à coup evaporé
Comment j’ai pu m’faire allumer
Par un ver de terre atrophié
Me fait pas croire que tu pensais
Qu’c’était pas la taille qui comptais

Allez tire-toi,
Sors de chez moi
Remporte ton anchois
Ne me demande pas pourquoi
Je suis baba qu’tu aies pu croire
Que tu arriverais à m’avoir
J’aurais du voir qu’un tel braquemart
Ne rentrais pas dans ton falzard
Mais j’attendrai, oui j’attendrai
Aussi longtemps que je vivrai je rêverai de gros piquets
Quand des braguettes mieux rembourrées s’amèneront dans mon quartier
Je les aurai, je les aurai, hey hey.

J’ai du retenir mon rire, jusqu’à m’étouffer
Quand tu as sorti ta nouillette toute fièrement bandée
Mais au diable ta fierté, tu peux remballer ton objet
Quant à moi, j’m’en vais retrouver mon inusable godemiché

Allez tire-toi,
Sors de chez moi
J’préfère encore me tripoter
Que m’contenter d’ton bâtonnet
Aussi longtemps que je vivrai je rêverai de gros piquets
J’vais pas laisser un freluquet
me faire regretter d’être pédé
Et j’attendrai, oui j’attendrai [ad lib]

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…en tout cas au boulot.

Une journée entière passée dans les bureaux des uns et des autres, en tout cas ceux avec lesquels mes rapports ont été courtois ou sympathiques.

Un vieux « zarabe » plutôt attachant, fonctionnaire zelé proche de la retraite, fan de casino et de jolies femmes ayant trouvé, dans mon départ, un excellent prétexte de déboucher le champagne, il avait invité quelques uns de mes camarades à une causerie joviale et arrosée dans son service.

Un moment presque magique, où les rapports n’étaient « colorés » ni par la race, la religion, la communauté ou le chauvinisme crétin, qu’il soit métro ou créole.

Un moment où les créoles rappellent ce qu’ils ont vécu en métropole, avec leurs peaux hâlées, la franchise brutale du racisme métropolitain et le décalage créé par le retour au « pays ».

Un moment où les métros racontent des expériences réunionnaises aussi diverses et contradictoires que leurs origines et leurs façons de penser. Mais tuent, de façon unanime, le mythe de l’île merveilleuse, modèle d’intégration des cultures et des races qui devrait s’exporter de par le monde.

Tout à la joie tranquille de ce moment de grâce et de modestie collective, j’en oubliais l’heure de départ de mes collègues directes et l’instant fatidique du dernier « au revoir » (que je repoussais volontiers un peu lâchement).

Quand je comprît que l’heure était de toutes façons passée, et que mon bureau était vide, j’en ressentit comme une légère mauvaise conscience.

Le mauvais petit goût dans la bouche me rappelle alors que les choses doivent se terminer autrement, que cette parenthèse doit être fermée avec un tout petit peu plus de panache.

Et je me décidai à revenir brièvement le lendemain pour régler ces petites formalités et saluer ceux que j’ai raté aujourd’hui, au moment où une participante de la causerie au champagne me raconte le cirque que ma collègue (celle qui est décidemment une connasse) s’est offert pour se faire plaindre de mon peu de considération pour elle, qui la bouleversait comme une oie blanche, au moment d’une crise de larmes survenue fort à propos dans un bureau hiérarchique.

– Je ne l’ai pas vu de la journée. Il ne m’a même pas dit au revoir après deux années passées à travailler ensemble.

Ce qui était au demeurant exact (si ce n’est que l’usage du verbe « travailler » me paraît un peu abusif), même si la crise de larmes qui en découlait supposément, avait peu de chances de découler de ce constat.

Tout en gardant intacte ma décision de me lever aux aurores pour saluer tout ce petit monde avant de profiter d’une dernière journée à la plage, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater d’un rire méchant, pensant en mon for intérieur Hé ben, elle est encore plus douée que je ne le croyais.

Voila comment je vais retrouver une dernière fois le Bas de la Rivière et sa Direction du Travail, en faisant fissa fissa un petit résumé des très rares bons moments de vie professionnelle partagés avec des collègues que je n’ai pas appreciées, tout en leur disant que même si on ne s’était finalement pas compris, quelques réalisations ont été rendues possibles par notre collaboration provisoire.

Ma collègue préférée incluse. Ses larmes de crocodile auront sûrement sêché d’ici là.

Il m’arrive d’être une bourrique, mais je ne suis pas chien.

Ce matin, une collègue habituellement un peu lourde (le genre à qui je ne demande jamais si « ça va » après lui avoir dit bonjour) m’a invité dans son bureau pour m’offrir un souvenir de la Réunion.

Tu sais, j’ai vécu 18 ans en métropole et quand je suis revenue ici, j’ai vu les défauts de cet endroit. Je voudrais que tu en ramène un bon souvenir.

Et elle m’offre la reproduction d’une calligraphie de 1859 représentant mon quartier.

J’en étais sans voix. Mais je l’ai rassurée. Je ne pars pas fâché avec la Réunion.

***

Cet après-midi, un collègue créole, proche de la retraite, avec lequel mes rapports ont été courtois, mais uniquement professionnels, m’appelle dans son bureau pour me dire au revoir.

Et alors, quel souvenir tu gardes de mon île ?

Contrasté. Je suis sous le charme de l’endroit mais je ne me suis pas fait aux gens.

Son sourire, un peu complice, ne m’a pas fait regretter ma franchise. Et nous avons discuté pendant près d’une heure de ce que la Réunion était devenue depuis la départementalisation de 1946. Et des conséquences sociales de la mauvaise foi historique réunionnaise (et du pesant silence métropolitain) concernant la période de l’esclavage.

Tu sais, en ce moment j’ai honte d’être réunionnais.

– Vous ne devriez pas aller jusque là.

– Tiens, au fait, je voulais t’offrir un petit souvenir. Je t’ai gravé des morceaux de musique de mon pays, pardon, de mon île et, en me tendant des CD, il me tend aussi un tee-shirt rouge brodé de margouillats blancs.

***

Quelque temps auparavant, une collègue yabe (rapports cordiaux mais poliment distants) m’avait offert un cadeau artisanal de la Réunion (ouvre le paquet dans ton nouvel appartement, d’accord ?) afin que j’en garde un bon souvenir.

J’en ai, naturellement, été touché et je suis bien content que des souvenirs d’ici (j’avais envie d’en trouver quelques uns par moi même) me soient offerts par des gens qui connaissent mieux la Réunion que moi et qui ont apprecié mon passage éclair dans leur vie professionnelle.

Mais pourquoi pensent-ils que la Réunion me laissera de mauvais souvenirs ?

Parce que je suis resté peu de temps ? Parce qu’ils sont déçus de ce qu’ils ont retrouvé après leur passage en métropole ? Parce qu’ils pensent que les métros ne peuvent pas trouver leur bonheur ici ? Parce qu’ils ne m’ont pas senti joyeux de vivre ici ?

Le moins que je pouvais faire était de leur dire la verité.

Que je suis venu vivre ici parce que, la seconde fois que j’y suis venu en vacances, j’ai eu l’impression de « rentrer à la maison » et que je me rappelais de chaque endroit que j’y avais vu comme si j’y étais passé la veille.

Que je suis venu ici parce que j’avais l’impression que ça me ferait évoluer.

Que le résultat dépasse mes espérances.

Et, enfin, que je quitte cette île sans regrets, mais sans joie.

C’est encore à confirmer mais il semblerait que je sois bientôt « secrétaire de direction ».

D’un côté ça me rassure, car ça indique que la gestion du personnel est aussi aléatoire à Nantes qu’à la Réunion.

D’un autre côté, si la Providence avait decidé de me dégoûter définitivement du Ministère du Travail, elle ne s’y serais pas pris autrement.

Heureusement, je suis inscrit à l’IUT de Nantes pour un petit diplôme en informatique que je vais passer en cours du soir.

Voila qui m’occupera l’esprit quand je taperai le courrier de « monsieur le directeur » et que je gèrerai ses rendez-vous.

Napoutkwa.

Ce matin, une des mes collègues, habituellement plus réservée sur le sujet, a, sur un coup de colère, lâché « si elle est pas contente elle n’a qu’à retourner d’où elle vient, c’est pas moi qui la retient » en parlant, naturellement, d’une métro.

La Réunion, tu l’aime ou tu la quitte.

***

En ce moment, au boulot, j’entend beaucoup la phrase « on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne« , qui est une phrase parfaite quand on ne sait pas trop quoi dire mais qu’on souhaite exprimer son peu de goût personnel pour le changement.

Cette phrase a également l’extraordinaire avantage de pouvoir être prononcée par n’importe qui, dans n’importe quel contexte, et pour dire n’importe quoi.

Inutile de vous préciser que c’est le genre de phrase qui me touche énormément.

Comme dirait élégamment Chirac, « ça m’en gratte une sans réveiller l’autre« .

***

Aujourd’hui j’ai fait le plus chiant, j’ai descendu ma machine à laver dans mes escaliers hauts de trois étages, mon fauteuil de cuir s’en est allé porter d’autres fesses, et mon frigo refroidir d’autres bouteilles de Cilaos et d’autres rougail saucisses en barquette.

Il est temps de songer à quitter l’appartement, mais je n’en ai pas encore envie.

Depuis samedi, je ne cesse de me dire : je vais partir demain.

La providence m’ayant amené sur un plateau d’argent, un petit appart sympa avec vue sur la mer (et sur l’aéroport !) dont les généreux propriétaires crèvent de chaud en métropole, je pourrai me décider n’importe quand. C’est à dire demain.

Si je traîne encore la patte ici c’est que je vois mieux le boulot qui reste à faire (le plus gros semble déjà derrière moi), que c’est toujours « chez moi » (donc mieux que « chez quelqu’un »), mais surtout parce que fermer pièce par pièce après l’avoir lessivée, c’est un deuil gratifiant et, finalement assez agréable.

C’est surtout ça qui est marrant, en fait, le fait de faire le ménage, c’est à dire enlever toute trace de mon passage afin de rendre l’appart dans un état au moins équivalent à celui dans lequel je l’ai trouvé, c’est une bonne façon de fermer la parenthèse.

Avec de la Trance à fond, c’est même assez sympa.

– Alors, ça y est, vous nous quittez ?

(malgré sa nuit dans l’avion, mon directeur a l’air presque frais, ses réflexes sont un peu plus mous que d’habitude et je me demande si ça va tourner à mon avantage).

– Oui, je suis prêt.

(j’ai dans la main le courrier de résiliation de mon bail, puisque si je commence effectivement le 01/09 à Nantes, c’est le dernier jour pour en informer mes proprios, sinon je suis parti pour payer aussi le mois d’août)

– Et ils vous veulent quand alors les nantais ?

– Ils souhaitent que je commence le 1er septembre et ça me conviendrait tout à fait.

– Bien. C’est réglé alors.

– Vous voulez dire que ça vous va ?

– Bien sûr, je ne vais pas vous retenir.

J’en perds mes mots. Persuadé que la flemme hiérarchique retarderait mon départ, j’avais préparé une réorganisation de mon service afin d’apporter une solution « tout rôti dans le bec » à mon directeur et, du coup, je ne sais plus trop quoi dire…

Il reprend.

– Vous vous en doutiez, non ?

– Honnêtement, non. Je craignais que vous ne sachiez plus quoi faire de mon poste et que ça retarde mon départ. Vous allez faire quoi, finalement ?

– Ecoutez, si vous voulez partir, vous partez, c’est à moi de me démerder avec mes services, non ?

Je n’en crois pas mes oreilles. Mais c’est à ce moment-là qu’un petit diablotin me souffle à l’oreille une façon de savonner la planche à ma collègue préférée (je vous ai déjà précisé que c’était une connasse ?) sans dire du mal d’elle (on a ses petits principes) et je propose tout de même une réorganisation du service, tout en changeant un détail d’importance, car je lui propose désormais la suppression pure et simple de mon poste. Et j’éveille chez lui un intérêt que je n’imaginais même pas.

Puis je file chez mon chef préféré, qui prend aussitôt en main la circulaire qui traîne sur son bureau depuis une semaine et qu’il fait semblant de lire attentivement à chaque fois qu’on entre dans son bureau et je lui chante une version très légèrement différente (vu que ce guignol n’a jamais été foutu de modifier mes attributions – particulièrement mal définies – malgré ses belles promesses, je lui devais bien ça), attribuant l’idée de supprimer mon poste à notre directeur commun.

Lorsque je reviens dans mon bureau, ma collègue (qui me regarde avec un air haineux depuis que j’ai obtenu ma mutation), me gratifie d’un compliment et d’un joli sourire afin que je lui crache la teneur de mes deux entretiens, pendant lesquels elle s’est bouffé les ongles de peur que je ne dénonce ses faiblesses et incompétences (ce que je ne fais jamais mais pourquoi la rassurer ?).

Jouant les bonnes copines, elle s’inquiète de savoir si j’ai obtenu ce que je veux et là je lui raconte un entretien imaginaire, jalonné de détails réels pour étayer mes mensonges, la laissant croire que mon départ sera, pour elle, une promesse de promotion. Et j’oublie malencontreusement de lui raconter que mon poste pourrait être supprimé et qu’elle risque d’être obligée de s’y mettre… ou de changer de service, en perdant tous les avantages qu’elle y a (c’est pas très gentil mais ça fait du bien).

Bref. Je quitte la Réunion le 3 août au soir, je file en Alsace acheter une voiture, je charge les affaires que j’y ai laissées et je traverse la France en voiture pour aller dans une ville que je connaît à peine, où l’herbe est plus verte qu’ailleurs, et je me met en quête d’un appartement.

Ce qui veut dire qu’il me reste 34 jours avant de me retrouver à Gillot, ma malle de 50kg d’affaires à la main (tout le reste doit trouver de nouveaux propriétaires d’ici là) et un mouchoir blanc pour dire au revoir à la route du littoral pendant que mon avion décolle.

Bonjour, ici la « Direction Régionale » de Nantes, c’est moi que vous avez eu hier au sujet de votre affectation.

– Bonjour, alors, quoi de neuf ?

– Hé bien en fait, il se trouve qu’il y a eu une erreur sur le compte rendu de la commission et, notamment, en ce qui concerne votre cas personnel…

Les trois secondes qui ont separé ce début de phrase de la suite (la nana semblait très emmerdée) m’ont paru une éternité et je me suis mis à repenser à une ancienne collègue, pour laquelle le compte rendu syndical comportait une erreur de taille. Trois jours après que les syndicats lui aient conseillé de faire ses cartons, l’administration lui apprenait qu’elle n’avait, en fait, pas obtenu sa mutation.

Mais mon instinct, qui marche à fond depuis le début de cette histoire et qui m’a, pour le moment, peu trompé, me faisait deviner le reste de la phrase. L’angoisse n’est donc pas montée trop haut.

en réalité vous n’êtes pas affecté à la « Direction Régionale » mais à la « Direction départementale », je suis vraiment navrée, mais c’est à Nantes aussi, vous savez.

– Ne vous inquiétez pas, dans ce cas, ça m’est égal. Je vais les appeler.

Les chaises musicales ont eu lieu également à la DDTEFP de Loire-Atlantique depuis mon dernier appel. Toujours 3 postes de secrétariat (je me suis empressé de rappeler à quel point je serais nul comme secrétaire), une création de poste sur le reste des mesures encore gérées par l’Etat en faveur des travailleurs handicapés (mettez moi ça, madame, et ce sera tout, merci) et un poste au service Alternance (gestion des contrats professionnalisant pour les p’tits jeunes – mais sur ce poste les « p’tits jeunes » on les voit pas alors quel intérêt, je vous le demande…).

J’ai tout de suite noté que le fameux poste à la Main d’Oeuvre Etrangère n’était plus vacant et appris dans la foulée qu’il y avait une « liste d’attente » pour les postes informatiques (ça devient vraiment n’importe quoi l’informatique dans ce ministère – précisons ici que c’est surtout l’importante prime mensuelle qui encourage des vocations) et que sur les 5 nouveaux arrivants, l’un(e) d’entre nous partirait travailler à Saint-Nazaire sur un poste de secrétariat d’Inspection du Travail (j’ai pris la précaution d’indiquer « Nantes » sur ma demande de mutation et non pas le département pour éviter ce genre de désagrément mais…).

Ecoutez, nous souhaitons que tous les nouveaux arrivent le 1er septembre. Dans votre cas, compte tenu du fait que vous êtes à la Réunion, on peut vous laisser une marge…

Ne vous inquiétez pas, madame, ça me va très bien aussi. Vous n’avez plus qu’à convaincre mon directeur actuel.

Ah ben si c’est bon pour vous, on ne lui laissera pas tellement le choix !

Nickel.

A force de chanter sur tous les tons (et à n’importe qui) que mon poste et celui de ma collègue préférée ne se justifiaient pas et qu’il suffisait d’une personne à temps plein, plus un intérimaire provisoire pour les vacances, ma mollassonne hiérarchie se sent obligée de réorganiser le service avant mon départ.

En terme d’organisation c’est tant mieux (même si ma collègue ne pourra pas supporter l’idée de faire seule ce qu’elle ne faisait déjà pas quand on était deux) mais ça peut désormais me nuire.

Tout d’abord parce que mon syndicat préféré (que j’ai remercié mille fois) a quelqu’un à placer sur mon poste actuel (on n’a rien sans rien) et que cette solution n’est donc plus sur les bons rails, mais surtout parce que je cours désormais le risque que mon départ soit retardé, ce qui m’inquiète un brin car théoriquement mon directeur actuel peut me retarder… longtemps.

Je vais le voir vendredi, histoire que mon dossier administratif soit à jour pour mon départ et pour lui demander de me lâcher au 1er septembre (c’est à dire, en soldant mes congés, début août) quelle que soit la solution pour mon (non-)remplacement.

D’autant plus que mon poste nantais ne semble, pour le moment, pas bien défini.

Avant de faire ma demande de mutation, j’avais pris la précaution d’appeler tous les sites où j’étais susceptible d’échouer, pour savoir quels étaient les postes vacants, ce que je narrais ici.

Curieusement, à la « Direction Régionale » de Nantes on m’avait passé directement (ce qui est un peu inhabituel) celui qui est désormais mon futur directeur, un monsieur très sympa qui m’avait indiqué qu’il n’avait qu’un poste vacant, celui de sa secrétaire.

Aujourd’hui, un peu inquiet de taper les lettres de ce monsieur ou de gérer ses rendez-vous avec le Préfet, j’ai appelé mon nouveau site en espérant entendre qu’ils avaient trouvé une solution en interne et… oui !

Mais, du coup, il semble qu’il ne sachent plus trop quoi faire de moi.

C’est pas grave, moi j’ai des idées (des nouvelles demain si tout va bien).

Enfin, j’ai commencé à me chercher un appartement pas trop loin de mon nouveau boulot et j’ai découvert qu’il était sur… une île (l’île de Nantes, quartier Beaulieu). Et que Nantes avait plein de petites îles. Ce qui est marrant déjà, mais il y a mieux, une de ces îles s’appelle…. Ile Héron.

Si c’est pas un signe, ça !

La nouvelle est tombée en deux fois et elle est triplement bonne :

1. J’ai ma mutation

2. Je vais à Nantes

3. C’est quand je veux.

Plus qu’à me trouver une bonne crèperie bretonne à Saint-Denis et à me saoûler au cidre !

Et si quelqu’un connaît un bon resto réunionnais à Nantes, il fera mon bonheur parce qu’il n’y a aucun produit de substitution pour le rougail saucisses.

Mi sa va ! Mi sa va ! Mi sa va !

Aujourd’hui tout le monde commente la déclaration de Chirac, qui aura réussi à ne rien dire, sauf que Villepin restera au moins jusqu’à la rentrée (moi qui le voyait partir avant le 14-juillet) et que nout’président ne déclare toujours pas forfait pour la présidentielle 2007.

Navrant.

Pendant ce temps, Antenne Réunion, qui tenait beaucoup à parler de football, a invité un tarologue pour nous dire qui de la France ou de l’Espagne va gagner ce soir. Pronostic : la France va perdre mais l’Espagne ne l’emportera pas au paradis, vu que la finale opposera le Brésil et l’Argentine, les premiers gardant leur coupe du monde.

Inutile de regarder les matches. Navrant aussi.

Mais en fait, tout ça, aujourd’hui je m’en fous un peu. Il n’y a qu’une seule question dont la réponse m’intéresse :

Mi sava ?