Le taux de chômage, dont la baisse semble pouvoir être attribuée à la providence, est en train de rejoindre ses niveaux les plus bas.

Du coup, on a très envie de savoir à quels moments ce taux a été le plus bas ou le plus haut afin de rire ensemble du contexte politique dans lequel il s’est produit (si tant est que ce contexte puisse avoir le moindre lien avec l’emploi, ce qui est un autre débat).

Lorsqu’on observe la courbe de l’évolution du chômage en France, on voit que les pics les plus bas ont été atteints à la rentrée 2006 (8,8%), au deuxième trimestre 2001 (stagnation à 8,6%), à la rentrée 1990 (8,8%) et en mars 1983 (8,2%).

Autrement dit, le taux de chômage actuel est en train de frôler un record atteint en 2001 et qui n’avait pas d’équivalent depuis 1983 !

Les pics les plus hauts, quant à eux, ont été atteints en juin 1994 (12,3%), septembre 1996 (12,2%) et juin 1997 (encore 12,2%).

Les socialistes se féliciteront rapidement de voir qu’à part cette année, les meilleurs résultats ont été obtenus sous leurs gouvernements, celui de Mauroy en 1983, de Rocard en 1990 et surtout celui de Jospin (meilleur score depuis 18 ans et chute vertigineuse de 12,2 à 8,6 en quatre ans) en 2001.

Les membres de l’actuelle UMP et de l’ancien RPR, un peu vexés d’avoir gouverné au moment des taux les plus catastrophiques (gouvernement Balladur en 1994 et Juppé en 1996 et 1997) répondront (ils le font déjà) que les socialistes ont artificiellement fait baisser les chiffres du chômage en créant des « contrats aidés » (finançés en partie ou totalement par l’Etat) et en embauchant des fonctionnaires.

Ce débat reprendra, à n’en pas douter, dès que le PS et l’UMP auront choisi celui ou celle dont la tâche sera d’être le plus teigneux possible envers l’autre camp et de déployer la plus belle mauvaise foi possible, comme il est de mise notamment sur le sujet de l’emploi.

La bonne nouvelle c’est que le prochain ou la prochaine locataire de l’Elysée sera le chef d’Etat dont le mandat verra le taux de chômage le plus bas depuis 1981, quel que soit le camp vainqueur en 2007.

On peut comprendre que, dans ce contexte, la place soit tentante.

NDH : Ce qui est à prévoir également, c’est que le sujet du chômage en France glisse, de plus en plus souvent, sur la difficulté qu’ont les entreprises à embaucher du personnel ou l’obligation qu’elle auront d’embaucher des étrangers. Ca commence déjà…

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