En allant tranquillement à mon « école » mardi soir, je me réjouissais de commencer enfin à causer d’informatique et de réseaux, sujet que je considérais déjà comme des vacances au vu du nombre d’heures incalculable (deux, en réalité) que j’avais déjà passé à entendre parler de mathématiques.

Arrivé dans le « temple de la république »,  un nouveau prof nous accueille en souriant et nous annonce que son collègue informaticien étant cloué au lit, nous allions avoir la joie de faire… des maths !

Et il nous indique qu’on va découvrir le « merveilleux monde du corps F2 » dans lequel , notamment, 1 + 1 = 0 et où l’addition et la soustraction donnent les mêmes résultats.

Il se lance alors dans un cours au rythme soutenu, me communiquant, petit à petit, son air détendu et réjoui.

Mais c’est au moment où il décide d’aborder le « Schéma de Hörner« , sur lequel je m’étais arraché les cheveux l’an dernier, lâchement abandonné par mes deux professeurs de mathématiques réunionnais un brin dépassés par le sujet (j’espère qu’ils profitent des centaines d’euros que je leur ai généreusement offerts maintenant que je sais que c’était un de mes plus mauvais investissements).

A l’époque, un douloureux sentiment d’impuissance m’avait fait comparer mon cerveau à une éponge sèche, incapable d’absorber la moindre connaissance supplémentaire.

Quand, en quelques phrases bien plaçées et quelques blagues légères de mon nouveau professeur, mon cerveau absorbe, d’un seul coup, ce fameux schéma, je ressens alors un sentiment que je n’avais pas du tout prévu d’éprouver « de 18h à 20h quatre fois par semaine et de 8h à 12h le samedi matin » : un sentiment d’euphorie.

J’avais tout simplement oublié que c’était agréable d’apprendre.

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