Il était une fois, en 1846, un lorrain de 27 ans, qui reprend une pâtisserie nantaise et y injecte son savoir-faire en biscuiterie de luxe. Il s’appelle Jean-Romain Lefèvre.

Quatre années plus tard, subjuguée par la beauté d’une demoiselle du coin, Jean-Romain la demande en mariage et voila que Pauline-Isabelle Utile devient Mme Lefèvre.

Vous vous en foutez ?

Bon, et si j’ajoute que Jean-Romain en profite pour rebaptiser sa pâtisserie Lefèvre-Utile, que, au vu de la popularité de ses biscuits, le jeune lorrain embauche un peintre qui, à des fins publicitaires, lui compose un joli « petit écolier » ?

Qu’en 1957, la maison Lefèvre-Utile s’offre un nouveau logo composé de ses initiales et lance un nouveau design pour ses paquets de biscuits sous le nom de LU ?

Je suis d’accord qu’on pouvait tout à fait envisager de finir ses jours sans avoir la moindre idée des noms qui se cachaient derrière une des enseignes de l’actuel groupe Danone (la crise industrielle et la mondialisation étant passées par là) mais bon si déjà je tombe sur l’explication, il me paraît normal de vous la faire partager…

Ce qui m’a amusé, en revanche, c’est qu’une partie des anciens locaux de la biscuiterie est devenue un espace culturel qui accueille concerts, théâtre, cinéma, expositions et j’en passe – et pas forcément des meilleures – sous le nom de Lieu Unique.

Sur le coup, on ne percute pas forcément mais quelles sont les initiales de « Lieu Unique » ?

Du coup, dans la série des fiertés artisanales régionales, je passe de la « dodo » au « petit beurre », ce qui me convient assez dans la mesure où je n’ai jamais vu personne chanter des niaiseries en plein milieu de la nuit après une indigestion de biscuits.

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