Passé le cap du long voyage dans la nouvelle poubelle qui me sert de voiture et dont les éminents spécialistes (dont je ne suis pas) m’ont dit, c’est selon, que c’était une excellente affaire ou l’arnaque du siècle, me voila logé à deux pas du Cours des Cinquante Otages à Nantes, dans un petit hôtel bon marché, muni du bail d’un appartement dont je n’aurai les clés que le 10 septembre. Une excellente affaire ou l’arnaque du siècle, naturellement.

Après avoir quitté « l’île intense », la providence a voulu que je retourne dans les deux dernières villes dans lesquelles j’ai vécu en métropole, soit Paris (plus jamais !) et Strasbourg (surement pas !) avant d’arriver à Nantes, ville dans laquelle l’herbe est forcément plus verte et les meubles forcément moins chers.

Dans tout ce qu’on m’a dit sur cette ville, une chose m’a particulièrement titillé l’oreille. Il semblerait que Nantes soit la principale ville négrière de l’époque esclavagiste et coloniale française. Et que ce passé soit désormais assumé.

Deux élements qui vont réellement me changer de la Réunion.

En me baladant dans le centre ville nantais pour sourire aux agents immobiliers, j’ai aussi été frappé par le nom de certaines rues ou places, témoins d’un passé violent (Place du Pilori, Cours des 50 Otages notamment) et par les références subliminales ou directes à la mythologie celtique (dans les magasins, les tags etc.).

Un nouveau terrain de jeu exaltant, en somme.

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