Je parlais, ici, du renouvellement du personnel politique en 1993 et, apparemment, les conditions sont de nouveau réunies pour un renouvellement en 2007.

Côté UMP, les deux premiers que j’ai repérés ce sont Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire et benjamin de l’assemblée nationale (il est né en 1975) et Nadine Morano, députée de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle (on ne dit pas l’âge des dames, c’est pas très « paritaire », mais je suis un peu vieille France).

Ils sont sarkozystes (s’ils veulent un avenir à l’UMP ils n’ont pas trop le choix) et leur discours ressemble à s’y méprendre à celui des Sarkozy, Bayrou, Devedjian en 1993.

Le principal argument politique de Wauquiez, lorsqu’il débat avec d’autres politiques, tient en une phrase « Vous êtes tous trop vieux, trop éloignés des réalités de la France, donnez nous le pouvoir on sait quoi en faire« .

La démagogie à deux balles, le côté donneur de leçons et sa façon de se prendre au sérieux me font penser qu’on va se le tamponner longtemps mais comme il est, de plus, très proche du Roi Sarko, il risque de prendre « vitement » du galon (mais il est assez mignon, non ?).

Morano, elle, passe pour une femme d’extrème-droite chez ses concurrents socialistes. Son discours à elle c’est la sécurité parce que « j’ai vécu toute ma vie dans une cité alors je sais de quoi je parle » et elle est capable de dire, dans la même phrase, que les propositions de Sarkozy ne vont pas assez loin et que celui-ci représente l’avenir de la France (mais peut-être confond-elle l’avenir de la France et le sien propre). Celle là aussi, je pense qu’on devrait la voir souvent dans les années à venir.

Si on résume l’action politique au travers des discours de ces deux députés il faudrait donc être « jeune » pour comprendre la société et être « sur le terrain » pour savoir de quoi on parle – ce qui doit faire infiniment plaisir aux membres du Conseil Constitutionnel (une des rares institutions que personne ne remet en question à ma connaissance).

Voila qui sonne un peu creux mais qui nous rassure sur un point. Niveau langue de bois et démagogie, ces « p’tits jeunes qui n’en veulent » n’ont rien à envier à leurs aînés.

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