Pendant que mon guignol de chef comprend enfin que je risque de partir et qu'il va être obligé de me remplacer, j'ai appelé mon syndicat préféré sous un pretexte futile histoire de me rappeler au bon souvenir du type qui va défendre mon dossier demain.

Lui il ne voit vraiment pas pourquoi je n'obtiendrais pas ma mutation, mais "sous réserve des deux ans" de présence à la Réunion, ce qui veut dire que je partirais mais je ne prendrais mes nouvelles fonctions qu'au 1er octobre 2006.

Ou ça ? Ben ça va falloir attendre demain. Mais connaissant le syndicat en question, je pense qu'ils vont focaliser sur mon premier choix. Nantes.

Maintenant, il faut que l'administration n'oublie pas de présenter ma demande (c'est arrivé à une collègue une fois) et que mon dossier ne soit pas présenté au moment où tout le monde aura envie de boire un pastis…

En tout cas, les dés sont jetés et ils sont un peu pipés en ma faveur.

***

Aujourd'hui, en rentrant du boulot, je suis tombé sur un de mes voisins, un petit comorien (genre 8-10 ans) dont je jactais ici même il y a peu.

Nous avons discuté un peu sur le chemin, et, quand je lui ai demandé s'il aimait aller à l'école, il m'a répondu : "Oui, l'école j'aime bien, mais les gamins qui y vont, je les déteste".

Sans lui dire, je me demandais si des Nike à ses pieds lui rendrait les choses plus faciles mais je lui ai répondu "Tu sais, des crétins tu vas en rencontrer toute ta vie, moi-même j'en déteste pas mal à mon boulot".

Au moins ça l'a fait sourire…

Il paraît que tous ces gamins là, "immigrés de la seconde génération", risquent de foutre le feu quand ils comprendront que tout ce qui les attend, ici, c'est le chômage.

Ce gamin est un petit musulman appliqué, tout fier d'aller à la mosquée le soir, je pense que c'est la seule chose qui l'aidera à ne pas péter les plombs.

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