Juncker : "Deux Etats membres, et non des moindres, ont dit non, il faut que ceux qui ont dit oui acceptent ce fait et se mettent à l'écoute des exigences de rectification néerlandaises et françaises. Mais il faut aussi que les Français et les Néerlandais acceptent le fait que seize Etats ont dit oui. Il s'agira de trouver la bonne intersection entre les deux sensibilités. Ce n'est pas aux seize d'apporter des réponses, c'est aux Français et aux Néerlandais de proposer une issue à la crise".

Ca, déjà, je trouve que c'est bien dit !

Parce que ça renvoie bien nos chers politiques français de gauche, comme de droite, "ouiouistes" ou "nonistes" à leurs responsabilités. Ceux qui ont démagogiquement soufflé sur les braises du "non" pendant que d'autres chantaient "oui" en donnant toutes les raisons aux citoyens français de voter "non" (les emmerdes c'est pas ma faute, c'est la faute à Bruxelles, votez pour moi).

Surtout que certains "nonistes" se sont ralliés au "non" par calcul politique, l'exemple de Fabius étant, à mon avis, le plus absurde, lui qui a signé une partie des traités "libéraux" européens pour "craindre",ensuite, que la Constitution Européenne ne les "grave dans le marbre" alors qu'il sont encore en vigueur aujourd'hui, que le traité a été rangé dans un tiroir, et que l'Europe est dans l'impasse.

Juncker, encore : "Nous devons attendre la mise en place de nouveaux gouvernements en France et aux Pays-Bas, en juin 2007. D'ici là, on peut réfléchir, discuter, gesticuler, on ne peut pas vraiment avancer".

Voilà le meilleur argument pour les militants socialistes de voter Fabius en novembre (congrès du  PS) et pour nous d'en faire le président français qui devra manger son chapeau en signant le texte et qui devra venir, ensuite, à TF1 confier à Claire Chazal pourquoi le traité qui était mauvais en 2005 est une bonne chose pour la France en 2007.

L'arroseur arrosé. Ce serait marrant… et de bonne guerre.

En tout cas si Juncker est au chômage un des ces jours, il pourrait venir chez nous se présenter à l'élection présidentielle, ça nous changerait !

NDH : Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg, était président du Conseil de l’Union européenne au moment des référendum français et néerlandais.

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