Oyez, Oyez,

Le programme du PS pour la présidentielle 2007 est arrivé.

En voici quelques exemples (respirez un grand coup avant de lire).
Le Smic à 1 500 euros en cinq ans ; la fusion progressive de l’impôt sur le revenu et de la CSG pour créer « un impôt citoyen sur le revenu » ; la modulation de l’impôt sur les sociétés ; le changement d’assiette des cotisations sociales patronales ; l’établissement d’un niveau de pension minimum des retraites proches du Smic ; le droit à la formation tout au long de la vie ; la taxation des activités polluantes ; la création d’un service public de la petite enfance ; la renationalisation d’EDF ; la suppression du contrat nouvelles embauches (CNE) ; le principe du mandat unique ; le droit de vote aux élections locales pour les étrangers résidant depuis au moins cinq ans ; la reconnaissance du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels ; le droit de pétition (un million de signatures pour motiver une loi) ; suppression de l’article 49-3, qui permet au gouvernement d’imposer un texte au Parlement.

Quelques bonnes idées, un peu de démagogie (genre le SMIC à 1.500 euros que propose Fabius depuis un moment et qui a déjà été démontrée comme une idée bidon puisque les augmentations « naturelles » du SMIC le porteront automatiquement à ce montant sur 5 ans), un soupçon de « parlementarisation » du régime et un petit coucou aux « minorités » avec le vote des étrangers et le mariage – et l’adoption ! – pour les couples homosexuels.

Evidemment ce n’est pas encore le programme définitif et c’est tant mieux, parce que ces pistes n’ont rien pour faire rêver la « foule sentimentale » que nous sommes.

Personnellement, je suis partant pour qu’on « zapatérise » notre système politique et que le président devienne un arbitre pragmatique, mais je ne voudrais pas que les programmes des partis politiques deviennent des listes de mesures sans cohésion d’ensemble, sans « vision globale ».

Parce que les français, dont je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont toujours royalistes dans le fond, ont besoin d’un homme ou d’une femme qui leur indique le cap et qui les assure de pouvoir le maintenir.

On pourrait penser qu’il s’agit là d’enfoncer des portes ouvertes mais après 12 ans sous le « règne » de Chirac (qui a toujours admis avec une certaine modestie qu’il n’avait pas d’idéal politique) il serait bon que les futurs candidats à la présidentielle se mettent dans cette posture…

…et que leurs programmes nous fassent un peu « bander ».

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