Le Pen, qui aurait fait un brillant journaliste politique, vient de nous rappeler que les dernières crises graves que la France ait connues ont toutes été le fait de Chirac.

A mon avis, c'est surtout l'attitude du président après ces crises qu'il faudrait dénoncer.

Après les grèves de 1995 contre le plan Juppé, il a conservé un premier ministre que les français ne voulaient plus voir et qui avait du reculer. Il ne pouvait donc plus gouverner.

Après la dissolution stupide de 1997, Chirac a oublié de démissionner et a accepté une cohabition de 5 ans, ce qui non seulement est un record de longévité mais aussi un record de connerie. Nos institutions ne sont pas faites pour ça.

Après le traumatique second tour de la présidentielle de 2002, Chirac a complètement oublié que dans les 82% de français qui ont voté pour lui, il n'y avait pas que des sympathisants UMP. Nommer Raffarin et un gouvernement pseudo-libéral et, en tout cas, de "droite dure" était donc particulièrement deplacé.

Après le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, Chirac, qui avait demandé aux français de voter "oui" s'est pris un "non" tonitruant dans les gencives et a oublié, une fois de plus, de démissionner. Ce qu'avait fait De Gaulle en son temps dans des circonstances comparables.

Enfin, on peut dire qu'il est passé à côté de son rôle quand il a pris la parole trop tard (et pour ne rien dire) après les émeutes de 2005 ou qu'il a "promulgué sans appliquer" le CPE en 2006.

Tout ça pour dire que la crise des instutions n'est pas "la faute à pas de chance" et que quand le président n'est pas capable de tenir son poste, n'a aucun sens de l'histoire ni aucun respect des institutions ou des lois, le résultat, après 11 ans de mandats, ne sent pas la rose.

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