L'épidémie de chikungunya est bien à l'origine d'une surmortalité sur l'île de la Réunion. C'est la conclusion à laquelle l'Institut de veille sanitaire (INVS) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sont parvenues, à l'issue de travaux rendus publics vendredi 28 avril. Pour les trois premiers mois de l'année 2006, on dénombre 201 décès supplémentaires par rapport à la mortalité habituelle à cette période de l'année. En janvier et février 2006, un total de 125 certificats de décès mentionnent l'infection par le virus du chikungunya à la Réunion.
LE MONDE | 29.04.06

Donc, si on récapitule, le chikungunya est une maladie qui n'est pas mortelle mais qui tue. Ca a l'air tout simple vu comme ça, mais quand vous ou un membre de votre famille est touché, vous retenez surtout "qui tue".

A l'île Maurice (où j'ai eu l'occasion de faire une troisième rechute, plus légère que les autres) les informations sur l'épidémie semblent contradictoires.

Dans le taxi qui nous amenaient, mon jules et moi, de l'aéroport à l'hôtel, la première info que nous ayons eu fut "l'épidémie est presque finie ici".

A l'hôtel, une employée avait été arrêtée trois semaines et disait que sa famille était sévèrement touchée et que l'épidémie battait son plein.

Sur un bateau qui nous amenait en promenade, un des "gentils organisateurs" (qui aime sans doute impressioner les touristes) nous a raconté que son chik a été horriblement douloureux (mais qu'il a travaillé quand même) et que l'épidémie était bien pire qu'à la Réunion, ne serait-ce parce que les mauriciens sont 500.000 de plus que les réunionnais (1.200.000 habitants à Maurice, 750.000 à la Réunion).

Mais avec des infos aussi peu claires, le tourisme n'a que légèrement baissé à Maurice alors qu'il s'est effondré à la Réunion.

A vous dégouter de dire la verité.

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