Ca ne fait pas deux jours que j'ai commencé les démarches pour ma mutation baptisée ici "retour en métropole" que déjà le moindre détail prend une importance énorme. 

Mais c'est comme ça qu'on anticipe le mieux j'imagine.

En tout cas aujourd'hui a été un bon jour.

Tout d'abord j'ai appris que mon prochain déménagement sera pris en charge par l'Etat. 4.000 €. Pas de quoi tout régler mais bon c'est un gros souci en moins.

Ensuite j'ai eu mon syndicat préféré en ligne qui va appuyer ma demande et faire sauter le petit détail technique qui m'agaçait hier et qui n'est pas suffisamment fascinant pour que je le détaille ici.

Enfin, mon chef, qui est une sorte de comédie de guignol à lui tout seul, m'a reçu pour m'expliquer qu'il comprenait assez bien les raisons qui me poussaient à partir notamment compte tenu du contexte professionnel assez pourri dans lequel j'évolue 7h42 par jour.

Je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher un "Ah bon, mais tu en es conscient ?" un peu vexant pour lui mais fort libérateur pour moi. On est des petites choses tout de même.

Quant à la vraie raison de ma demande, elle sera dissimulée par le double motif (pas faux, heureusement) suivant :

"Rapprochement familial. De plus, ayant subi plusieurs rechutes, je souhaite ne plus être exposé au virus du chikungunya".

Apparemment le moustique pique aussi les représentants de la commission qui décideront de mon affectation à Nantes, Lyon ou Paris (dans cet ordre) ou… à la Réunion pour un an de plus.

Encore un tête-à-tête avec Monsieur le Directeur demain, qui devra impérativement être conclu par un "Avis Favorable" avec sa signature, je vais boire plusieurs cafés demain matin.

Mais ce qui me taraude, maintenant, c'est quel genre de papier peint je vais choisir pour mon nouvel appart' (forcément joli, l'herbe étant toujours plus verte ailleurs) à Nantes.

Publicités