Après deux semaines de rêve, le retour à la réalité est brusque. C'était prévisible.

J'ai retrouvé mes gentils collègues de travail, redécouvert à quel point je les detestais et à quel point ils se permettaient d'insister pour que je leur parle.

Mon boulot est resté dans l'état dans lequel je l'ai laissé à mon départ, comme à chaque fois, ce qui change les retours de vacances en gestion de crises, de merdouilles et de piles à rattraper.

Ma charmante collègue préférée, qui assure mon intérim, avait des ongles impeccables ce matin, j'en déduis qu'elle les a briqués pendant deux semaines… Connasse !
Mais dans le fond, ça me fait une excuse pour rester dans mon bureau et y être occupé toute la journée… (Et puis, l'ayant fait remarquer, j'ai ouvert la vanne aux jérémiades diverses sur sa vie personnelle et professionnelle, toutes consécutives à mon départ en vacances, naturellement…)

En tout cas c'est le jour idéal pour demander ma mutation.

Ce sera probablement Nantes, Lyon ou Paris (dans cet ordre) et je vais devoir ravaler mon orgueil pour appeler mon syndicat préféré qui peut m'assurer le coup (ils pensent que je n'appelle que quand j'ai besoin et qu'il ne peuvent jamais compter sur moi sinon, ce qui n'est pas faux, mais alors là pas faux du tout).

Mon ministère (je n'en ai malheureusement pas changé) a decidé de traiter les mutations une seule fois par an (en juin) au lieu des deux habituelles sessions (avril et novembre) je n'ai donc pas le droit à l'erreur.

En attendant, il est temps de libérer Hélène Duteil de sa pièce microscopique et inquiétante, non ?

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