Bon et cette fois, c’est la bonne ?
A en croire les infos télévisés et le journal, oui, cette fois ce serait la bonne.

Et les devins de chez Météo France sont formels, on passera en alerte orange demain vers midi, le cyclone s’approchera au plus près de la Réunion dans la nuit de samedi à dimanche et on sera en alerte rouge (« tu restes chez toi, tu bouges pas et tu prépares les bougies ») dimanche midi.

Et ce ne sera donc pas Carina mais Diwa.

Au fait, vous savez comment sont decidés les noms des cyclones ?
Chaque pays ou île du coin envoit des éminents diplomates se rencontrer autour d’une table pour nommer les cyclones de l’Océan Indien.
Le but étant que chaque pays soit bien présenté, ça ne rigole pas.
On imagine le président malgache, mauricien ou français briefer ses diplomates avant la réunion annuelle « tu lâches rien sur le D et tu prends le B et le E », les coups de fils angoissés au beau milieu des négociations ou les interruptions de séances en cas d’impasse… C’est mignon !

Tous ces braves gens se rencontrent bien avant le début de la saison cyclonique (qui commence en novembre, si j’ai bien compris, pour terminer en avril toujours si j’ai bien compris) et choisissent des prénoms pour chaque lettre de l’alphabet.

Chaque cyclone de la saison sera donc baptisé chrono-alphabétiquement.

Mais là où ça se complique c’est que le cyclone n’est baptisé qu’à un certain moment de son évolution et peut être éventuellement débaptisé ensuite.
C’est ce qui est arrivé à la tempête Carina, trop petite pour devenir un cyclone, elle a été debaptisée et le cyclone suivant lui a piqué son nom.

On attend donc Diwa de pied ferme et on se rappelle que les éminents spécialistes (mes collègues, ma boulangère, les astrologues et les scribouillards du magazine Visu) nous ont prédit un cyclone dévastateur en 2006.

Moi je trouve que l’an prochain, en remerciement à notre bien aimé premier Ministre les français devraient se battre pour la lettre G et imposer Galouzeau.
Ca se serait classe !

Et je vous parie que le plus gros dégat de ce cyclone-là serait d’emporter avec lui tous les codes du Travail qui nous restent encore sur cette île (laquelle, il faut bien le reconnaître, les utilise très peu de toutes façons).

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