Pendant que les ministres passent et repassent, ne changeant pas grand’chose à l’épanouissement de notre moustique préféré, deux polémiques enflent sur l’île.

La première concerne l’attitude de la métropole (ou mère nourricière) jugée coupable de ne pas avoir déclaré l’état de catastrophe naturelle, ce qui aurait permis d’activer un flot continu de pépettes destinées à réparer les conneries des politicards locaux et notamment celles du Conseil Général (flot continu de pépettes qui serait allé renflouer les caisses des pauvres commerçants ruinés par la baisse du tourisme, hein, on est bien d’accord).
Il faut dire que quand on est un élu réunionnais et qu’on est critiqué, la meilleure façon de s’en tirer c’est de dire que « c’est la faute à Paris ». Ca coûte pas cher, ça marche à tous les coups et des fois même ça fait venir les sousous par bateau.

Donc rien d’étonnant à ce que cette critique tombe sur le tapis, pendant les courtes vacances au soleil d’Harry Potter (enfin courtes… finalement il va rester jusqu’à l’arrivée de Galouzeau).

La seconde polémique, plus pernicieuse – et certainement plus grave – concerne les produits utilisés pour la démoustication.

Le premier à avoir fait de la « désobéissance civique » (en arrêtant de flytoxer sa commune) a été Alain Bénard, le maire UMP de la gigantesque commune de Saint-Paul. Je ne le connaissais pas trop, celui là, mais quand il venu à Antenne Réunion (la TF1-M6 péï) pour s’expliquer, je l’ai trouvé crédible et il m’a même paru concerné réellement par le problème qu’il dénonçait.

Depuis des produits insecticides « bio » sont censés arriver de la métropole (eh oui, toujours elle) par bateau entier et on nous dit que, désormais, la faune, la flore réunionnaises et les réunionnais eux-mêmes ne craignent plus rien.

Finalement, je comptais les jours sans avoir chopé le « chik » mais je devrais peut-être compter les jours depuis ma première ingestion d’insecticide pour avoir une idée de mon état de santé.

M’enfin bon, je vais pas en rajouter non plus, je vis dans un quartier à majorité comorienne. Alors c’est pas demain la veille qu’on va démoustiquer mon immeuble, hein. Parce que les comoriens, tout le monde s’en fout, ils sont noirs, ont plein de gosses et viennent profiter des allocs alors qu’il sont pas vraiment français, et en plus c’est même pas tout à fait sûr qu’ils votent.

Je ne vois pas ce Dindar ou Baroin pourraient bien en avoir à foutre !

P.S. Le dessin je l’ai piqué dans le JIR qui indique « tous droits de reproduction reservés », dont acte.

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