Depuis huit jours, mon petit frère ne respirait plus que par respirateur, plongé dans un coma artificiel censé le soulager de la douleur provoquée par ses multiples fractures du crâne, alors que le même coma augmentait notablement la trouille viscérale ressentie par les membres de sa famille.

Passé le risque de multiples complications gravissimes dont j’oublie déjà le détail, ses médecins ont considéré qu’il était désormais suffisamment indépendant pour se passer de tous les appareils qui assuraient ses fonctions vitales.

Le soulagement que je ressens – alors que mon billet d’avion est déjà prêt – est suffisamment fort pour me faire oublier provisoirement que rome ne s’est pas faite en un jour et que nul ne sait pour le moment quelles aptitudes intellectuelles le frangin va retrouver lors de ce qui ressemble un peu à une seconde naissance.

Mais au diable la raison, pour le moment l’heure est au champagne !

NDH : Si j’étais croyant, je demanderais à ma divinité préférée d’interdire à tous mes proches la pensée, même fugace, de grimper sur un toit.

Pendant que Sarkozy se fait investir, à la surprise générale (mais non, je déconne) par les militants UMP pour la présidentielle, ARTE diffuse un téléfilm baptisé “L’embrasement” qui revient “sur les conditions de la mort de deux jeunes adolescents dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005, à l’origine des émeutes en banlieue”.

Assez disciplinée pour programmer ce téléfilm à une distance respectueuse du premier tour qui aura lieu (doit-on encore le rappeler ?) le 22 avril, ARTE tente tout de même d’en assurer la diffusion auprès du plus grand nombre.

Distribution gratuite du DVD aux lecteurs du Nouvel Obs, importante campagne de communication et surtout, mise en ligne gratuite pendant 7 jours (soit jusqu’au 19 janvier) du téléfilm en VOD (vidéo à la demande) sur www.arte.tv.

Ce programme engagé, bénéficiant d’un ton assez libre, fait un bilan critique de l’attitude du ministre de l’intérieur et tente une analyse du contexte et des raisons qui ont poussé des centaines de “jeunes” à faire brûler les voitures de leurs voisins à la fin 2005.

Revenant sans complexe sur le peu de message politique vehiculé (c’est le cas de le dire) par ces “violences urbaines”, “L’embrasement” arrive à dégager les grands traits de ces événements tragiques et donne quelques pistes de réflexion qui sonnent juste.

On y entend plusieurs fois la phrase “Les jeunes courent quand ils voient des policiers et les policiers courent quand ils voient des jeunes” qui dit assez l’incongruité de la politique menée dans les quartiers difficiles depuis la suppression de la “police de promixité” par Nicolas Sarkozy en 2002.

Afin de conserver, malgré tout, le ton le plus objectif possible, Philippe Triboit (le réalisateur) montre ce moment de l’histoire française contemporaine sous les yeux d’un journaliste belge qui semble découvrir le “9-3″ et le ministre de l’intérieur à un moment où les français avaient peu de chances de connaître la réalité des faits ou de les appréhender d’un oeil neutre.

Tout ça pour dire, évidemment, que je vous conseille de vous précipiter sur le site d’ARTE pour profiter de la diffusion de ce téléfilm tant qu’elle sera gratuite.

NDH : Il faudra malgré tout se montrer indulgent sur le jeu de certains acteurs ou sur quelques parti pris de realisation, on n’est pas là devant le dernier Spielberg, autant le dire d’avance.

Ce soir, à la suite du journal de 20h de France 2, “le” (elle y tient) ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, a déclaré officiellement forfait pour la course à la présidentielle 2007.

Elle a ajouté qu’elle soutiendrait son camp, c’est à dire son ancien rival Sarkozy.

Gilles Leclerc, chargé d’interviewer MAM dans le vrai faux coup de théâtre du soir, n’a pas pu s’empêcher de demander : “Alors finalement… Tout ça pour ça ?”

Et c’est vrai que depuis le temps qu’elle nous faisait lambiner, “le” ministre, on a un peu l’impression d’avoir été dérangé pour rien.

Quelques excuses vaseuses sur l’obligation morale qu’elle a de faire gagner son camp, sur ses idées (elle en avait et elle nous le cachait ?) soi-disant reprises par son nouveau candidat préféré et pas un mot sur le splendide vautrage qu’ont été, pour elle, les “débats” primaires de l’UMP, ni sur le peu d’enthousiasme que sa candidature a pu générer ici ou là.

Et pour finir en beauté, à la question “Et si Chirac décidait de se représenter, vous feriez quoi ?” elle a laissé entendre qu’elle pourrait oublier son ralliement tout frais à Sarko pour retourner dans la maison mère chiraquienne.

Vu la mauvaise gestion du temps politique ainsi que le peu de convictions personnelles que la dame a montrés ce soir, on peut ne pas se sentir orphelins.

Et puis, des mauvais candidats, il en reste encore plein.

Après leur extraordinaire succès parisien, les “Enfants de Don Quechua” entament une tournée en province (Lyon, Lille, Toulouse, Rennes…) histoire de faire signer leur charte (ce que vous pourrez faire ici) et de montrer le (très joli) minois de leur président Augustin Legrand (que le Nouvel Obs, un peu fâché avec les prénoms en ce moment, persiste à appeler Jean-Baptiste) jeune comédien de 31 ans dont certaines mauvaises langues disent qu’il avait bien besoin de toute cette publicité vu qu’il ne tourne plus depuis 2005.

Entre temps Hollande s’est empressé de signer la charte au nom du PS, histoire de donner raison à la sous-ministre Vautrin au sujet de la récupération politique quéchuienne du côté de l’opposition.

Aujourd’hui Le Monde indique hardiment qu’après le débat sur la scolarité des enfants étrangers en juin et les expulsions de Cachan cet été, un troisième sujet de société s’impose et pèsera sur la présidentielle de 2007 : celui des sans-abris.

De bons sentiments, une mobilisation nationale, un brin de récupération politique… les ingrédients sont donc réunis pour faire un joli feuilleton d’hiver, vendre des tentes Quechua et meubler le 20h de TF1.

Si ça se goupille bien, Besancenot et Buffet finiront par hurler dans un porte voix au milieu de tentes rouges, Royal fera de belles promesses pendant que la droite se prendra les pieds dans le tapis (la fameuse sous-ministre se vautre pas mal, déjà) et rendez-vous sera pris pour avril 2007.

Du coup, même si la démarche de l’association quéchuienne est sincère (et pourquoi en douter ?), quel sera son impact sur la vie quotidienne des sans-abris ?

Comment croire que le personnel politique fasse réellement avancer un sujet quelconque alors que le ping pong démagogique pré-présidentiel a commencé depuis plusieurs semaines ?

NDH : Et comment en vouloir à ceux qui ironisent sur la marque des tentes deployées sur le Canal Saint-Martin ?

En ces périodes de débauche de consommation et de “grands froids”, le marronnier idéal des médias français, c’est les “Sans Domicile Fixe”.

Cette année, grâce aux “Enfants de Don Quichotte” on a même eu l’occasion de voir sortir du bois notre inestimable sous-ministre de la cohésion sociale, Catherine Vautrin (que le Nouvel Obs a rebaptisée Christine, tout à la joie de publier son nom pour la première fois).

La sous-ministre de Borloo considère que l’installation d’une centaine de tentes (Quechua, au cas où ça vous aurait échappé, même si je ne vois pas bien comment) sur les bords du canal Saint-Martin (Paris Xe) relève de la “poudre aux yeux” et ajoute qu’elle “condamne ces initiatives qui pourraient paraître généreuses” mais qui n’apportent rien à “la résolution du problème de l’exclusion”.

Puis, elle profite de son passage dans l’émission “En aparté” (Canal +) pour sous-entendre que les associations en question profitent du contexte de pré-campagne présidentielle pour se payer un “moulin à vent” de droite.

De plus, il est (toujours d’après elle) trop facile de faire venir la presse et de faire du bruit un jour d’hiver alors qu’elle-même travaille sur le terrain tout au long de l’année. Elle raconte alors ses entretiens avec un ou deux “SDF” (probablement représentatifs car elle n’hésite pas à généraliser) afin de montrer qu’on ne la lui fait pas, à elle.

Une fois bien chauffée, notre sous-ministre diesel se lâche enfin, et ajoute : “Il est faux de dire que le gouvernement laisse crever des gens dans la rue“.

Bravo ! Il était temps que ce soit dit !

Les SDF qui meurent de froid en hiver sont des kamikazes trotskistes qui ne pensent qu’à emmerder la doite.

Quant aux “Enfants de Don Quechua” ils sont télécommandés par Ségolène, dangereuse gauchiste révolutionnaire rêvant de grand soir en 2007.

On la connaissait pas bien, Vautrin, mais finalement elle est tellement attachante, avec son discours simple et compréhensible, qu’on s’imagine déjà les larmes aux yeux lorsqu’elle laissera son (sous-)ministère orphelin en juin prochain.

Bloqué à la maison du fait de ma nouvelle maladie préférée (l’angine) j’ai eu tout d’abord l’occasion de compter les éléphants roses qui volaient dans ma chambre et qui obéissaient à la condition “P implique Q”, P étant la proposition “j’ai de la fièvre” et Q “les éléphants roses existent”.

Sachant que si P implique Q alors “non-P” implique “non-Q”, j’ai enfin l’occasion de me régaler de quelques énigmes et paradoxes logiques.

Il était donc juste que je vous fasse partager ce moment de bonheur.

Vous connaissez probablement l’histoire suivante :

Sur le bord d’une rivière se trouvent un loup, une chèvre et un chou ; il n’y a qu’un bateau si petit que le batelier seul et l’un deux peuvent y tenir. Il est question de passer tous trois, de telle sorte que le loup ne mange pas la chèvre, ni la chèvre le chou, pendant l’absence du batelier. Comment ce dernier doit-il s’y prendre ?

Mais il est possible que vous ne connaissiez pas une “variation sur le même thême” qui a l’extrème avantage d’apporter une vague connotation sexuelle au problème précédent :

Trois maris jaloux se trouvent avec leurs femmes au passage d’une rivière, et rencontrent un bateau sans batelier ; ce bateau est si petit qu’il ne peut porter plus de deux personnes à la fois. On demande comment ces six personnes passeront de telle sorte qu’aucune femme ne demeure en la compagnie d’un ou de deux hommes si son mari n’est pas présent.

Bien entendu, j’attend vos réponses.

***

NDH : Pour celles et ceux qui s’étonneraient de la formulation désuète ou vaguement sexiste (ne parlons même pas de l’hétérocentrisme qui est une maladie très répandue, notamment chez les mathématiciens) de l’une ou l’autre énigme, je crois bon de leur signaler que le bouquin dont je les ai tirées date de 1891. J’ajoute que grâce à FreeCycle, je suis désormais l’heureux propriétaire des 3 volumes de ce bouquin baptisé “Récréations mathématiques” (d’Edouard Lucas, voir trombine plus haut) et que j’ai cassé la tirelire pour compléter ma collection de Smullyan, alors si vous insistez…

Si la campagne présidentielle, déjà largement entamée, nous a surtout montré l’efficacité du souvenir de 2002 pour les deux partis dominants (par les retraits successifs de Taubira, Chevènement, Boutin, par exemple) elle nous montre en ce moment les limites de ces “pactes d’avant premier tour” par les parcours solitaires et contradictoires de mes deux petits chouchous du moment : Marie-Georges Buffet et Nicolas Hulot.

Buffet, d’abord, est en train de vivre une période difficile, qui est la suite logique du rejet, en 2002, de la “gauche plurielle” en général et du PCF en particulier (Hue avait fait 3,37%).

Du coup, elle a été obligée de recentrer son discours vis à vis du PS et croit pouvoir sauver les restes du PCF grâce aux “collectifs anti-libéraux” qui s’étaient engagés avec lui dans la campagne pour le “Non” au référendum européen.

Mais cet espoir semble en train de s’effriter. La LCR et LO ont déjà annoncé qu’elles seraient candidates de toutes façons et Buffet s’obstine à se présenter comme la candidate anti-libérale idéale dans le but de sauver les meubles communistes.

C’est, à mon avis, le non-dit de l’actuel fouillis observé ces temps-ci chez les “anti-libéraux”.

La victoire du “Non” au référendum de 2005 leur avait donné une chance historique de se regrouper et de faire entendre un discours, qu’on veut bien croire sincère, sur la remise en question de la “société capitaliste”. Un regroupement entre LO, LCR, PCF et les différents “collectifs” ayant une chance de retrouver, voire de faire progresser, le score qu’ils faisaient séparément en 2002 (déjà au-delà de 10%).

Las, les stratégies personnelles et partisanes auront tellement embourbé ce “grand soir” qu’il est désormais probable que chacun de ces groupes se présente de nouveau séparément et ne pèse pas sur le deuxième tour, c’est à dire sur la politique de rassemblement qui sera effectivement menée ensuite.

De son côté, Hulot a pris le pari, et le risque, de peser pendant la campagne présidentielle en se faisant le porte-parole de plusieurs associations, collectifs ou experts écologistes, afin de faire passer 5 propositions concrètes, incluses dans un “pacte écologique” qui doit réveiller nos consciences et nous préparer à un futur qui ne s’annonce pas radieux.

Sa menace était claire : si aucun des leaders politiques ne l’entendaient, il se verrait dans l’obligation de se présenter à la présidentielle.

Classe ! Et sans doute une démarche efficace.

Le principal problème (“pardon de le dire“) c’est qu’il est aujourd’hui contraint de se présenter par fidélité à ses convictions, mettant de côté sa vie personnelle et son émission sur la très écologique (?!?) TF1 et qu’il est surtout contraint de débattre alors qu’il n’est pas un extraordinaire rhéteur.

C’est grâce à sa popularité que Hulot a réussi à obtenir autant d’attention de la part des citoyens, lesquels semblent prêts à l’écouter sur des sujets où ils le sentent sincère, mais c’est à cause de sa popularité que le ton commence à monter du côté des partis politiques qui craignent les 10% d’intentions de vote dont le présentateur télé est actuellement crédité.

Hulot est conscient de ses limites face à des professionnels du débat politique et il est vrai (“pardon de le dire“) que ça commence à se voir.

Ces deux personnages sont donc contraints de se présenter, quitte à se tirer une balle dans le pied.

Qui peut imaginer que Buffet se retire en admettant que l’empreinte de son parti pèserait trop lourd sur le résultat électoral d’une “candidature de rassemblement anti-libéral” ?

Qui peut imaginer que Hulot se retire parce que Royal et/ou Sarkozy auraient suffisamment pris en compte ses propositions ?

***

Et maintenant une petite devinette :

Qui est l’ancien premier ministre français qui s’est battu en 2005 pour le “Non” uniquement avec sa bouche et tout en disant “Oui” avec ses doigts ? Qui a jugé que Hulot serait prêt au calcul personnel et lui a proposé d’être “vice-premier ministre du développement durable” en échange de son retrait ?

Qui s’est invité chez les anti-libéraux, et notamment à la Fête de l’Humanité, en espérant devenir le leader du “Non” pour la présidentielle de 2007 ? Qui a cru représenter les ouvriers en disant qu’il regardait “Star Academy” et qu’il aimait les carottes rapées ?

Et, enfin : Qui va se retrouver le bec dans l’eau en avril 2007 et n’aura plus qu’à se trouver une île bretonne ou il pourra jouer à “qui fait pipi le plus loin” avec son meilleur ennemi ?

A l’époque où j’en avais encore largement le temps, je commençais à prendre des notes pour une petite “Belgique Fiction” en épisodes sur ce blog, fasciné que j’étais d’entendre régulièrement parler de la naissance de ce royaume comme d’un “accident de l’histoire”.

On a de temps en temps en France (mais comme ça ne concerne pas notre gros nombril franchouillard, on passe vite à autre chose), des informations sur la montée de l’indépendantisme flamand mais on a beaucoup moins d’informations sur un sentiment wallon (probablement marginal) et qui est baptisé “rattachisme“.

L’idée d’un groupe politique wallon est que la Wallonie (l’autre moitié de la Belgique) doit faire le choix de rejoindre la France, ledit groupe se fondant sur des arguments économiques et quelques pseudos raisons historiques.

Du coup, l’idée de faire démarrer une histoire par la déclaration d’indépendance de la Flandres et par l’exil du roi belge me tentait assez. Je voulais y ajouter les discussions politiques françaises sur le rattachement de la Wallonie, la façon d’y organiser les premières élections françaises, et lui donner un numéro de département (je trouvais le 96 particulièrement adapté).

Ce projet a pris l’eau en même temps que mes malles et le foutoir qu’a mis la “politique fiction” diffusée hier soir sur la RTBF (un article belge en cause ici) ne me donnera pas l’idée de m’y remettre.

Ce qui m’a particulièrement frappé, au vu des réactions qui sont diffusées en France, c’est l’attachement des wallons et des flamands pour un pays qu’ils considèrent eux-mêmes comme “petit” ou “modeste” (ce qui se discute) et la façon viscérale dont ils ont réagi à la diffusion de ce reportage.

Il est très malaisé de tenter une métaphore française et, a fortiori, d’imaginer les réactions des français si ce genre de coup leur était joué par la liseuse de prompteur de TF1, mais il y a un autre point sur lequel la comparaison était beaucoup plus facile et à mon avis révélatrice de la différence entre les mentalités belges et françaises.

Le reportage d’hier soir a apparemment été concocté par l’équipe d’une émission qui s’appelle Tout ça (ne nous rendra pas le Congo), ce qui me paraît une façon saine et drôle de parler de l’histoire d’un pays qui est naturellement à mille lieues de la façon dont la France parle d’elle-même.

Vous imaginez si une émission voyait le jour sur France 2 sous le titre Tout ça (ne nous rendra pas l’Algérie) ? Je doute que ça fasse rire grand’monde mais je doute surtout que l’émission arrive jusqu’à sa diffusion.

Reste que des gens viscéralement attachés à leur “petit pays avec une petite histoire” me fait penser à nous français, qui avons encore tendance à regarder vers ce qui nous arrange dans notre passé “de grand pays avec une grande histoire” sans prendre en compte ce qui ne nous y plaît pas et continue de peser sur notre présent et d’entacher notre avenir.

Evidemment je pense tout particulièrement à la (dé)colonisation française et aux conséquences qu’elle a encore aujourd’hui.

La moins grave d’entre elles étant justement, qu’on ne verra jamais, en France, d’émission qui s’appelerait Tout ça (ne nous rendra pas *).

***

* Mettez ici, au choix, votre ancienne colonie française préférée dont la quête d’indépendance fut sanglante : normalement, vous avez du choix.

Après plusieurs jours passés à multiplier les activités fascinantes (vaisselle, ménage, rangement et autres tentatives de décoration d’intérieur) histoire d’éviter de me mettre à réviser mes maths (mais tout en le faisant quand même), j’ai enfin subi la répétition générale du partiel qui m’inquiétait le plus : celui de mathématiques informatiques (programme du trimestre : ensembles, algèbre booléenne et relations).

Toujours d’aussi bonne humeur, notre tortionnaire booléen nous a annoncé d’entrée de jeu que les questions étaient “tellement faciles qu’un enfant de 5 ans pourrait y répondre les yeux fermés… et à cloche pied !”.

Et d’ajouter :

- Bien. Pour ceux qui ne peuvent pas venir la semaine prochaine, vous me rendrez vos copies à la fin pour que je puisse vous donner une note pour le trimestre.

Une phrase que j’aurai dû mieux entendre parce que mon contrôle s’est tellement bien passé (j’ai obtenu la meilleure note de mon groupe) que j’aurai dû signaler n’importe quelle opération douloureuse ou obligation familiale pour me carapater et ainsi éviter de prendre le risque de faire moins bien ou carrément pire la semaine prochaine.

J’ai tenté le coup de rendre ma copie, évidemment, mais notre joyeux professeur l’a refusée (un brin pervers ?) et s’est carrément marré quand je lui ai demandé si on n’avait pas le droit d’être un peu lâche de temps de temps.

Du coup, je resterai la tête dans le guidon, mais je n’oublierai pas le soulagement que j’éprouve ce soir à constater que je tiendrais probablement la distance… et que je pourrais peut-être profiter pleinement du plaisir que j’ai à aller en cours.

Surtout qu’à partir de janvier on va s’occuper des tigres et des princesses !

En cherchant des sites qui me seraient utiles pour réviser mes cours de maths, je suis tombé sur celui-ci, qui a l’extraodinaire avantage de contenir également une rubrique humour où j’ai trouvé ceci :

Deux hommes se déplaçant en ballon sont perdus dans le désert. Ils aperçoivent un individu en train de méditer à l’ombre d’un arbre.

- “Où sommes-nous, s’il vous plaît ?” lui demandent-ils.

Après un long moment de réflexion, l’homme leur répond:

- “Dans un ballon.”

- “Merci, monsieur le mathématicien.”

L’homme demande étonné :

- “Comment avez-vous su que j’étais mathématicien?”

- “Pour trois raisons (répond l’aéronaute). Premièrement, vous avez beaucoup réfléchi avant de nous répondre. Deuxièmement, votre réponse est exacte. Troisièmement, elle ne sert absolument à rien.”

***

Évidemment, j’ai renoncé instantanément à réviser et bien m’en a pris parce que je suis tombé sur ceci, et que j’en ai encore les larmes aux yeux :

Un professeur de maths explique à une blonde les limites. Il fait avec elle l’exercice suivant :

A la fin de l’exercice il demande à la blonde si elle a compris. “Oh oui monsieur j’ai tout compris!”. N’y croyant qu’à moitié il lui pose l’exercice suivant :

Et la blonde de résoudre :

Si :

 

Alors :