…entrez, asseyez-vous, je vais me présenter en deux trois mots. Je vous sers un café ?

J’ai 32 ans (mais bon ça change tout le temps…) et je suis une des petites mains de la devise “Liberté, Egalité, Fraternité” autrement dit je suis un fonctionnaire qui a le cul au chaud. Pour le moment je sévis au Ministère du Travail, avec une motivation relativement molle, il faut bien l’avouer.

Je suis un tout petit peu homosexuel (enfin même beaucoup mais je n’aime pas me vanter) et je suis amoureux d’une sauterelle aux yeux malins de 19 ans qui a cru bon de s’installer dans la perfide Albion. On finira bien par vivre au même endroit mais pour le moment on apprend la patience… et parfois la frustration.

Depuis sa naissance je regarde passionnément grandir la Trance (avec les sourcils un peu fronçé ces temps-ci mais que voulez-vous tirer d’une préadolescente de 12 ans ?).

Le cinéma me plaît de moins en moins et comme j’ai toujours été frustré qu’on me présente des personnages pour m’en priver au bout de parfois moins de deux heures, je me suis tourné résolument vers les séries. J’ai commencé par X-Files que j’avais découvert sur la TSR (Suisse Romande) et j’ai continué avec (en vrac) Oz, Six Feet Under, Queer as Folk, 24, Les 4400, Desperate Housewives ou Medium mais la dernière qui m’ait vraiment scotché c’est Rome.

Et last but not least je me suis découvert une passion pour un soap opera aux multiples personnages et aux multiples retournements de situation : la politique française. Ca m’a pris en 1993, à la fin du règne de Tonton quand les électeurs déçus de ne pas avoir vécu “le grand soir” ont massivement élu une tripotée hallucinante de roquets dont les noms restés célèbres sont Douste-Blazy, Sarkozy, Bayrou, Devedjian ou Juppé. Un soir d’élection où ils ironisaient tous sur notre inutile première première-ministre Edith Cresson, j’ai decidé que j’étais socialiste… ou presque. Parce que la seule fois où je suis allé voter c’était en 1993, justement, et j’ai voté Verts. J’aime les soirées électorales, les émissions de Christine Ockrent et de Serge Moati et il m’arrive d’avoir des flashs sur ce qui va arriver aux prochaines élections. J’ai suis même allé jusqu’à prendre ma carte du PS à une époque mais il m’est vite apparu que c’était pousser le vice un peu trop loin.

Pour être un peu plus précis et ne pas vous avoir laissé lire aussi loin (ce qui est déjà méritoire) pour rester aussi vague dans ma description, j’ajouterai que je suis naturellement attiré par les matières précises comme l’informatique, les maths ou même (pourquoi pas ?) les finances parce que le flou artistique me fait littéralement péter les plombs, comme beaucoup d’hypersensibles, dont je fais partie.

Je déteste également la mystification, les phrases qui commence par je suis quelqu’un… (pourquoi essayer de s’en persuader ?), ou par sincèrement (si on a besoin de le préciser c’est mauvais signe), les émissions soi-disant sportives, le poisson et les gens qui ont mille émotions à la seconde.

Je n’aime pas tellement les blogs non plus, où n’importe qui se croit autorisé à dire n’importe quoi en ne disposant d’aucune information précise, comme si le monde entier attendait fébrilement la position de Kévin, 13 ans, sur la reprise des essais nucléaires en Ouzbékistan (“chuis total contre”)… mais je suis désormais bien obligé d’assumer ma kévinitude.

Je n’ai pas non plus une grande passion pour les religions (même si je défend l’islam par pur esprit de contradiction) ni pour les communautés de quelque ordre qu’elles soient ( religion, race, orientation sexuelle…).

J’aime les gens qui doutent, qui se moquent d’eux-mêmes, j’aime les gens complexés, ouverts d’esprit et à l’occasion un peu vaches.

Voilà maintenant votre café est froid, vous en savez suffisamment pour suivre ce blog de temps en temps si ça vous dit…