C’est au moment des derniers cours du trimestre que j’ai fini par noter une petite perle d’un de mes profs de maths, au moment où il sautillait de joie pour nous expliquer les principes occultes apparemment extrèment complexes de la division euclidienne, laquelle est pourtant enseignée, comme une opération élémentaire, à des générations de bambins qui se précipiteront ensuite pour utiliser des calculatrices de luxe (qui feront ça bien plus vite que la plupart des cerveaux humains) mais passons, car la perle, la voici :
“Vous voyez qu’on est là devant des principes élémentaires, accompagnés de notations inhabituelles nécessitant un vocabulaire bizarre malheureusement impossible à replacer dans un dîner mondain.”
Ce qui est un excellent résumé du programme de maths que mes compagnons et moi-même (les rangs se sont un peu dispersés et la seule fille a discrètement déclaré forfait) ingurgitons tant bien que mal depuis deux mois.
Le mauvais côté de la chose c’est que s’ouvre désormais la première salve de contrôles, destinée à nous offrir l’occasion de prouver ce que nos cerveaux auront retenu, ce qui est assurément un passage inconfortable (surtout que mes neurones nécessitent désormais un rabâchage continu pour faire leur boulot alors qu’ils étaient beaucoup plus indépendants dans les années 90, mais passons encore).
Le bon côté, en revanche, c’est que l’un de mes cours hebdomadaires de mathématiques informatiques sera bientôt consacré à la logique, ce qui promet des soirées habitées de tigres et de princesses (et me permettra de sauver des dizaines de prisonniers que j’espère particulièrement bien gaulés – je ne suis pas un pur esprit moi non plus).
Afin de nous mettre l’eau à la bouche, notre maître de cérémonie binaire a jugé bon de nous demander quel était, à notre avis, l’exact opposé de “tous les candidats à la présidentielle sont des hommes“.
Evidemment, je vous renvoie la question.
NDH : En langage “je me la pète car je fais des études supérieures” (dixit le même prof de maths) le titre de ce post s’écrit : 5 mod 2 = 1.

6 comments
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30 novembre 2006 à 10:52
stephen
L’opposé de “tous les candidats à la présidentielle sont des hommes”, ça doit être “tous les candidats à la présidentielle ne sont pas des hommes, donc il y a au moins une femme dans le lot, mais pas forcément d’hommes”. Je pense…
Mais ce qui est sûr c’est que voter pour une femme aux présidentielles, parce que c’est une femme, ce n’est absolument pas révolutionnaire. Je ne vise personne…
30 novembre 2006 à 2:21
heronsouslestropiques
Tout à fait exact.
“Il existe au moins une femme qui est candidate à la présidentielle”.
Tu as gagné une nuit avec le prince ou la princesse de ton choix (ou les deux, d’ailleurs)
Quant à ton petit mot politique je suis parfaitement d’accord avec toi mais vu que tu lis parfois ce blog, tu le sais déjà. Et, d’après les derniers sondages, tu vises 37% de la population française.
30 novembre 2006 à 2:22
Tagada
Ben je dirais:
- tous les candidats à la présidentielle sont des femmes.
On peut toujours rêver
D
Moijdi, la femme étant un homme normal, on peut logiquement ne pas voter pour elle sur ce seul argument. Mais c’est un autre débat.
30 novembre 2006 à 3:20
Bouchka
oh là là !! on en est encore là ?
Bises à tous les hommes et femmes et autres…
Peace and love
30 novembre 2006 à 3:46
Bruno
Ouiii de la logique ! Encore !
7 décembre 2006 à 9:58
stephen
Je choisis la princesse Kidman pour la nuit, et j’hésite entre le prince Di Caprio et le prince Pitt pour l’apéro…