Depuis le match France/Brésil de samedi, je suis dans un état euphorique. Pas parce que la France se retrouve désormais en demi-finale (voilà bien un truc qui m’indiffère) mais parce que j’ai découvert que je suis un super héros (lire ici).

Je reviendrai rapidement à d’autres sujets sur ce blog mais il va falloir d’abord que j’aie plusieurs coming out de “super héros” (ou de chochottes c’est comme on veut) dont je sais qu’il le lisent régulièrement. Aujourd’hui j’en ai eu un, à vue de nez il en manque 5 ou 6.

Et puis je ne pense quasiment qu’à ça. Un nombre incalculable de situations où j’ai dit, pensé ou vécu des choses incompréhensibles sur le moment, se remettent à défiler dans ma tête avec, désormais, une explication rationnelle. Mon cerveau est en train de défragmenter, visiblement. Il reprend les dossiers dans l’armoire, inscrit “affaire classée” dessus et les range dans la salle des archives.

En plus, pour une raison qui m’échappe un peu, les effets de mon hypersensibilité sont plus importants. Les odeurs, les émotions des autres, la lumière, l’agitation et le bruit sont encore plus “visibles” que d’habitude et, pourtant, ils me perturbent moins.

C’est peut-être parce que je ne lutte plus contre eux, parce que je m’en vais ou parce que je m’observe plus. Après tout quelle importance ?

Je suis beaucoup moins en défense, le plexus solaire et le ventre plus exposés qu’avant et, pour le moment, je n’intellectualise plus mes accès émotionnels ou sensoriels, ce qui me fait des vacances formidables, extraordinaires, salutaires, merveilleuses (au point que je dors mieux) !

Mon nouvel objectif va être de mieux dissocier mes émotions de celles des autres parce que je me rend compte (grâce à la “défragmentation” du cerveau) que, dans certains cas, il m’est arrivé de confondre. Ce qui m’a fait, bien entendu, me poser des questions inutiles, arriver à des réponses sans intérêt et parfois même complètement fausses.

L’autre objectif – et je m’y suis déjà mis – est d’utiliser les deux trois techniques respiratoires que m’a donnés ma thérapeute-belge-avec-des-gros-nichons au moment où je sens que l’abrutissement, la colère, l’abattement ou la rage vont se déclencher. Ca marche plutôt bien.

Donc pour les hypersensibles qui ont la flemme de faire une thérapie, un petit rendez-vous chez un(e) sophrologue peut, peut-être, suffire.

Sinon, le petit bonus supplémentaire de cette salutaire prise de conscience c’est que les gens qui ont un décalage “entre le son et l’image” (comprendre : un comportement ou des émotions qui ne correspondent à rien dans leur discours) me perturbent nettement moins.

Avant, je leur faisais répeter 8 fois leurs phrases, ne comprenant – ni ne retenant – ce qu’ils me disaient, je me “fermais” automatiquement quand ils étaient dans la même pièce que moi et je pouvais être particulièment désagréable – ou stressé – en face d’eux.

Pour le moment, j’arrive à avoir des conversations superficielles – presque maîtrisées ! – avec eux, et à les ignorer le reste du temps.

De toutes façons ces gens-là ne m’intéressent pas.